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19 sept.

Astropolis @ Piknic : Bien plus qu’un party de famille !

Texte par François Fournier
Crédit photo: Elise Apap

Les Piknic de septembre ont toujours quelque chose de magique. Sans doute un peu parce qu’on sait qu’il s’agit des derniers de la saison. Mais surtout parce que la lumière blanche qui les habille est bien distincte. Au lieu de passer au zénith du site comme aux mois de canicule, pile au dessus du Calder et de la foule en liesse, le soleil flotte plus bas, de l’autre côté du fleuve sur le centre ville et le Mont Royal, allongeant l’ombre des pikniqueurs qui dansent sans y faire attention. Sa lumière éclatante, si particulière à ce moment précis de l’année, rappelle que l’été et l’automne ont déjà commencé à fricoter et s’échanger les journées, tantôt chaudes, tantôt fraîches.

Si le temps file, il y a tout de même deux choses qui ne changent jamais au Piknic : l’ambiance festive contagieuse et, bien sûr, la musique qui dévisse ! Et pour l’avant-avant-dernière de la saison 2012, on avait réservé tout un programme ! Spécialement invitée pour sa toute première visite en sol montréalais, la joyeuse bande d’Astropolis est venue montrer pourquoi ce vénérable festival est le plus ancien de France. On dit souvent que le Piknic a des cousins ici et là sur la planète, mais cette fois, c’était plus qu’une retrouvaille de famille. Il s’est clairement passé quelque chose dimanche que l’équipe d’Astropolis, celle du Piknic et plus de 2500 audiophages ont célébré goulûment jusqu’au tout dernier beat avec le même plaisir complice ! Personne ne voulait que cette communion parfaite ne cesse.

Arpentant le site toute la journée, j’ai pu apprécier la progression musicale des deux scènes qui se répondaient en contrepoints. Du côté de la scène GURU, l’ambiance toujours plus intime a permis d’apprécier les sélections techno de Sipherdee avant la toute première apparition publique duo Pulses qu’il faudra suivre de près pour sa musique qui promet de très belles choses. À suivre aussi pour déchiffrer les origines du duo qui s’amuse encore à brouiller les pistes sur le sujet. Avis aux amateurs d’intrigues du genre mais surtout aux friands de deep techno.

Du côté de la scène MOOG, l’ambiance n’a jamais cessé de grimper pour finir en paroxysme exalté devant un site bondé de mordus qui en redemandaient. Après le décollage impeccable du trio Sonic Crew, Arno Gonzalez a bien « mouillé le t-shirt » et le nôtre avant de laisser la place à l’Allemand Oliver$ qui embarquait alors que la ville s’illuminait sur l’autre rive. On avait jusqu’ici eu droit à de la house bien choisie et c’est Electric Rescue d’Astropolis qui a repris la barre et mis le cap plein techno, bien grosse et bien tassée, pour faire encore monter la température avant que ses compères en fête ne viennent tous le rejoindre pour une finale explosive à 10 mains ! Ouf !

Trop contents d’être ici, les amis ! Et nous aussi ! J’ai pu capter sur le vif les premières impressions de chaque invité à sa sortie de scène. En voici quelques unes dans le désordre :

Grolex(Sonic Crew) « C’est écœurant! » (il a vite pris l’accent, lui!)

Da’Gil(Sonic Crew) : « J’ai l’impression de voir le même public qu’en Bretagne, par chez nous à Astropolis. C’est éclectique... C’est énorme! »

Arno Gonzalez : « C’est juste magique, un grand moment. Ça fait vraiment plaisir! »

Même Oliver$ cherchait ses mots: « Awesome! Super amazing time here, man! That’s all I can say! »

Plus volubile, Electric Rescue conclut : « Le public a une bonne vibration. C’est pas le cas partout, c’est pas toujours gagné mais ici, on s’est bien trouvés. C’est un site magique ! Et en tant que papa, j’aime voir les gens qui viennent avec leurs enfants. Et j’aime la liberté que vous laissez aux gens. C’est vraiment chouette. Je reviens quand vous voulez, avec plaisir ! Je suis chez moi ici, enfin j’espère ! »

Et comment que vous êtes chez vous, les gars! En fait, maintenant que le Piknic a posé un premier pied cet été en Europe à Barcelone, peut-être que Brest pourrait être la porte sur la France? Il y était pour une première fois cet été. Qui sait pour la suite?

En attendant, il ne reste plus que deux bougies à souffler sur le gâteau du 10e anniversaire du Piknic. Faites le plein de soleil et de musique pendant qu’il en est encore temps!