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Sep 22

Métaphysique d’un retour


Crédit photo: Jasmin Le Blanc

Regard métaphorique pas très scientifique du dernier Piknic décliné en 3 théories!

Le conditionnement de Pavlov

Dimanche matin tôt, mon cadran sonne. Mes glandes salivaires s’activent. Je m’installe fébrilement à l’ordinateur pour rassasier ma faim de météorologie. Tel un automate, je déploie la toile virtuelle pour assouvir ce conditionnement acquis depuis quelques semaines et dévoué à l’analyse de carte radar d’environnement Canada et autres prévisions imprévisibles.

Hélas, rien à se mettre sous la dent. Quoi un pictogramme de soleil sur Météomédia? Pas un mosus de nuages sur les images satellites? Pas de vent. Pas d’orage. Pas d’humidité. Niet. Nada. C’est plaaaaaate……… not!

Ensemble de Mandelbrot

Tel une fractale, la structure moléculaire éclectique du Piknic Électronik se déploie à l’infini dans ce qui semble un chaos ordonné et hebdomadairement répétitif. Des cellules de clubbers, de hipsters, de familles, de jeunes, de moins jeunes, de sportifs vitaminés, des beaux et des esthétiquement différents s’assujettissent à l’inévitable principe de Mandelbrot.

La riche diversité du Piknic en pleine éclosion. Qu’il faisait bon sous ce soleil d’augure automnal de voir les badauds s’installer, piailler, fourmiller. La nostalgie me gagne en pensant à l’été qui s’achève, et ce même si la joie de retrouver mes week-ends est latente.

C’est pendant cette période contemplative que je fus distrait par la fracture de la masse dansante en pleine ribouldingue. Mais qu’est-ce? Soixante-dix danseurs du Continental XL et Dj Mini qui s’aventurent dans un « Flashmob » surprise au Piknic Électronik. Me pensant au-dessus de ce genre d’initiative, je me laisse prendre au jeu et savoure la réaction enjouée des pikniqueurs face au déploiement cadencé de l’ensemble. Élémentaire mon cher Watson : la danse, un mode de communication universelle. Un sourire dans ma journée.

E = MC2

Einstein et les autres génies se sont quelque peu gourés avec cette théorie. Revisitons. L’énergie = la musique multipliée par la chimie au carré! Et c’est au Piknic que ça se passe.

Vous savez, ce crescendo musical qui charge l’atmosphère, les contacts humains pour catalyseur et la connivence symbiotique qui s’installe entre les artistes et le public. La chimie physique de la masse de pikniqueurs devient alors puissante et contagieuse, et l’énergie ainsi libérée par tous ces électrons libres me donne toujours autant de frissons.

Chaque dimanche est une réaction nucléaire en chaîne unique dont les radiations sont nocives pour la morosité urbaine. Dimanche dernier n’a pas fait exception. Merci à Cristobal, Nico, François, Billy, Maceo et Evelyne.

Plus qu’un seul Piknic pour emmagasiner l’énergie nécessaire pour se rendre jusqu’à l’Igloofest. Pensez-y!

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Nicolas